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Portrait : Maria Montessori Suggérer par mail
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montessori.gifChacun dans sa formation peut être plus ou moins sensible à certains modules. Pour ma part, j’ai découvert (ou redécouvert pour certains) les pédagogues (je n’aime pas le mot).

Je dirais des personnes sensibles aux autres, et dont la pensée n’est pas égocentrique. Des êtres rares, et qui laisseront une empreinte indélébile à qui veut bien faire l’effort de les lires.
Maria Montessori faisait parti de ces personnes en capacité non seulement d’analyser une situation, mais aussi d’y répondre de façon appropriée.






Maria Montessori, la première femme médecin, oeuvra toute sa carrière en direction des enfants. Pour madame Montessori l’enfant est le maître de l’homme. Pour elle l’enfant est capable de se développer selon sa propre nature. Elle considère déjà l’enfant comme un individu à part entière, elle le reconnaît avec des capacités. Il est capable de s’auto développer.

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Il attire à lui-même les éléments qui lui sont indispensables au cours de "périodes sensibles"
où à ce moment il développe des moyens. M. Montessori exprime que l’enfant a une sensibilité particulière, portée par un "intérêt" qui le pousse vers une série d'actes.

 

Maria Montessori a cherché à comprendre l’enfant dans ce qu’il est et ce qu’il représente. Elle a cherché à déterminer ses besoins, sa relation avec l’adulte, les repères nécessaires à son développement.

 


L’on peut définir cinq grandes idées de sa pensée

 

  • L’enfant n’est jamais oisif

L’activité spontanée de l’intellect enfantin « fonctionne comme le cœur qui bat », sans contrainte ni fatigue. La preuve ? L’énorme travail qu’il accomplit spontanément au cours de ses trois premières années, surmontant seul les écueils de la vie : souffrances, confusion, bruit, sensations multiples. Dans ce puzzle désorganisé, il se met "au travail" pour construire et différencier ses deux univers – le soi et le "non-soi", le réel et l’imaginaire, la cause et l’effet, l’avant et l’après, etc. Il s’attaque au langage, à la marche, tout l’attire et l’aide à croître. C’est un savant, un explorateur en herbe.

  • Ce n’est pas un adulte en miniature

Il ne "travaille" pas comme l’adulte, pour une motivation extérieure ou une finalité immédiate. Il "travaille" inlassablement, par répétition, s’active pour se parfaire, obéissant à des lois de croissance, des directives intérieures, dans un éternel présent. A l’adulte de respecter ce rythme. On n’interrompt pas un enfant "absorbé" dans une tâche : « Toute aide inutile arrête le développement. »

  • Il est doté de capacités naturelles

Il est doté de capacités naturelles Il est en perpétuelle évolution, avec des phases lentes de croissance et des phases violentes de transition ou de métamorphoses, dites "sensibles". La période "sensible au langage", durant laquelle, sans effort conscient, il s’empare de tout ce qu’il entend ; celle "sensible à l’ordre" (deuxième et troisième années), qui répond à son besoin de stabilité, dans cette phase de construction de lui-même ; ou celle de l’"affinement des sens". Entre 3 ans et demi et 4 ans, la stimulation de ceux-ci favorise l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du système métrique.  

  • Son apprentissage est sensitif

L’intellect de l’enfant ne fonctionne jamais seul, mais en liaison intime avec ses systèmes nerveux et musculaire. Jusqu’à 3 ans, il se nourrit d’informations comme une éponge, manipule, gesticule, regarde, écoute, goûte tout ce qui est à sa portée. « Il fabrique alors sa propre chair mentale », non avec son intelligence, mais avec ses sens. Raisons pour lesquelles, dans la Maison des enfants de Montessori, l’espace et le mobilier s’adaptent à sa taille, favorisent les mouvements, stimulent les sens : coin cuisine, coin nature, salle de lecture ou de concentration, petits animaux, beaucoup de matériel éducatif (bouliers, puzzles, lettres, formes) et de couleurs.

  • « Aide-moi à faire tout seul »

Une éducation surprotectrice ou trop autoritaire s’oppose à l’énergie créatrice de l’enfant. Derrière toute "déviation" – violence, troubles psychiques, colère et caprice –, il y a toujours un enfant "empêché" de grandir, à un moment donné et sur un certain plan. Aussi le cadre pédagogique doit-il être soigneusement élaboré pour répondre à son « impérieux besoin de liberté et de choix », et canaliser "en douceur" son énergie vitale, « sans toucher à sa vigueur ». La tâche de l’éducateur consiste à motiver l’enfant et à installer une ambiance adaptée. Toute intervention est mesurée. « Aide-moi à faire tout seul » est la demande implicite de l’enfant.



En complément de ce portrait je vous invite à télécharger et lire Le texte de Perspectives ( revue trimestrielle d’éducation comparée.)

Source :

(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXIV, n° 1-2, 1994, p. 173-188.

©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000

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(1870-1952)

 
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